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Agriculture biologique et OGM

Les produits bios ont le vent en poupe, cela n’empêche pas les OGM d’être de plus en plus présents dans la nature. Les avancées de la biotechnologie effrayent de par leur nouveauté, toutefois il faut prendre le temps de ramener à la raison les fanatiques anti-OGM.

Pour tout savoir sur l’agriculture biologique, rendez-vous sur ce site : salon bio

Les OGM : un progrès scientifique complémentaire aux méthodes agricoles actuelles

Les défenseurs de l’environnement dont font partie les promoteurs du bio n’ont de cesse de clamer leur refus des organismes génétiquement modifiés. D’ailleurs, l’arrachage des pieds de vigne OGM plantés par l’INRA en Alsace démontre bien l’activisme auquel les OGM sont confrontés. La guerre d’intégration que livrent actuellement les OGM cristallise le combat incessant entre la tradition et la modernité. D’un côté, les partisans des OGM ne cessent de mettre en avant les bienfaits de la biotechnologie et de l’autre les sympathisants du mouvement biologique ne cessent de les diaboliser.

Pour de nombreux agriculteurs, à long terme les OGM signifient une perte de biodiversité, mais surtout la mise à mort de leurs professions et de leur savoir-faire traditionnel. Les semences d’organismes génétiquement modifiés sont largement boycottées. Toutefois, la recherche n’a qu’un objectif, celui d’accroître les rendements agricoles en procédant à des modifications génétiques. Sous cette optique, les OGM doivent être considérés comme un progrès technologique complémentaire au savoir-faire traditionnel des agriculteurs. Le tracteur a bien été adopté au détriment de la charrue et des animaux de trait, pourquoi n’en serait-il pas ainsi des OGM. L’acceptation des OGM nécessite un management de changement

Tout changement doit être soigneusement géré et passe nécessairement par des campagnes d’informations et de sensibilisation. Bien que les OGM aient réalisé des avancées biotechnologiques non négligeables, cette phase préliminaire a été très mal gérée. Les consommateurs et les agriculteurs sont effrayés à l’idée d’intégrer cette nouveauté dans leurs vies de tous les jours. Par exemple, les agriculteurs dénoncent le peu de dialogue avec les scientifiques généticiens. La recherche en matière d’OGM a été pilotée par les entreprises industrielles du secteur agro-alimentaire qu’ils soupçonnent de dissimulation volontaire des conséquences des OGM sur l’environnement et sur la santé publique.

Ce courant de pensée anti innovation a toutefois eu des effets positifs car il a conduit à l’avènement des produits bios qui ont conquis de nombreux adeptes. Toutefois, force est de constater que la désinformation en matière d’OGM a pris des proportions énormes tant au niveau des agriculteurs que des consommateurs. Il faut créer un partenariat entre les producteurs biologiques qui se chargera de les promouvoir auprès des consommateurs. Il faut créer une filière Bio-OGM. Pour éviter d’attiser les hostilités envers les OGM et la naissance de nouvelles poches de résistance, la création de cette filière doit absolument s’accompagner d’une vaste campagne d’information scientifique. Cette dernière aura pour mission de mettre en avant de manière objective les avantages et inconvénients des OGM face à l’agriculture traditionnelle.

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Catégorie : Ecologie
  • gus a dit :

    Il y a au moins 2 problèmes principaux dans les OGM :
    – la manipulation directe des génomes, avec le risque de résultats style l’Ile du Dr Moreau. Il y a une phrase prononcée par le créateur du parc dans Jurassic Parc, lui aussi un manipulateur de génomes : « je ne comprends pas comment c’est possible [cette catastrophe], j’ai dépensé sans compter ». On ne peut pas, en termes de risques, comparer une manipulation de génomes avec l’utilisation d’un tracteur,
    – il y a une tentative de mainmise de l’industrie des OGM sur l’ensemble des semences.

    Concernant les produits bio, je vais te choquer, mais je pense que ça fait tellement mieux que d’appeler cela les « produits de luxe ». Tout le progrès de l’humanité s’est fait en augmentant les rendements, y compris pour la nourriture. La nourriture industrielle est bien moins goûteuse, mais ne manger que du bio / luxe, c’est-à-dire de l’artisanal, n’est réservé qu’à ceux qui sont seuls ou ont une famille réduite ou peuvent acheter directement au producteur (je passe sur le terme « bio » lui-même, puisque la normalisation et son contrôle, c’est pas vraiment ça). Du reste, si une partie de la planète crève de faim, c’est bien parce qu’ils produisent bio (je veux dire : artisanalement).

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  • admin a dit :

    pas d’accord sur le prix du bio. Nous faisons nos courses dans un biocoop, et nous payons moins cher qu’au supermarché. Prix par exemple : les kiwis que j’ai achetés cette semaine sont à 2,70 le kilo. Un chou vert frisé d’au moins 5 kg = 70 centimes (j’en ai pour plusieurs jours), la botte de cresson : 2 euros, 10kg de pommes de terre de Noirmoutier (excellente qualité): 25 euros, etc… donc avant de parler de prix, il faut déjà aller comparer, la plupart des gens parlent de prix avec seulement des préjugés.

    Par contre, pour la viande, je suis d’accord, c’est inabordable. Donc pour la viande et le poisson, je vais au marché où c’est également moins cher que dans les grandes surfaces… J’avais un super boucher où la viande était excellente sur Paris, sur de Menilmontant, tout en haut, et c’était presque 2 fois moins cher qu’au supermarché en face de chez moi. Pour 50m de plus, je mangeais mieux et moins cher. Il faut se donner la peine d’aller chercher les bons plans, et ensuite, ça roule, on prend ses habitudes et ça ne prend pas plus de temps. Dans un supermarché, on peut y passer 2 heures ! Là, 5 minutes chez le boucher, un quart d’heure au biocoop, donc c’est également plus rapide.

    C’est sur que des fois il faut marcher un peu pour faire son marché… on ne peut pas se garer sur un parking pour prendre son caddie… ça en rebute beaucoup partisans du moindre effort physique.

    Le prix s’explique entre autre par la proximité, moins de transport = moins cher = moins polluant. Donc, en plus d’être bon, c’est bon pour la planète. Moi ça fait des années que j’arrête de me ruiner dans les grandes surfaces où on est poussés à la consommation et on ressort avec des produits inutiles, en trop, dont on n’avait pas envisagé l’achat à l’avance et qui sont plein de merde… de sel, de gras, d’exhausteur de goût, de pesticide, de colorant, etc… beark…

    Depuis, je suis en pleine forme et je dépense moins d’argent. J’en ai convaincu beaucoup autour de moi en leur faisant comparer. Il y a les amap aussi qui ont des prix défiant toute concurrence.

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    • gus a dit :

      J’ai encore un gamin à la maison et ma femme et moi on bosse toute la journée (et pas style fonction publique territoriale, si tu vois ce que je veux dire). Et quand je bosse pas chez moi, c’est plus de 2h de transport. Donc les courses c’est le soir ou fissa fissa si je bosse chez moi ou samedi matin, mais on dort …

      Donc, seule solution rapide, pas l’hypermarché, mais un Carrefour Market, donc à taille humaine, 1 h avec le transport pour tout acheter pour 3 jours et aussi pour mon chat et pas (trop) de dépenses inutiles.

      Et là, TOUS les produits Bio, c’est des produits Luxe.

      Et au passage, il n’y a pas que viandes et poissons d’inabordables sur les marchés : fromages et charcuteries sur la place près de chez moi c’est pareil.
      N’oublie pas que tu es en province…
      Et je ne pense pas être unique dans ma situation.

      En fait, je suis pour qu’on limite l’utilisation de produits chimiques et le grand n’importe quoi comme les milliers d’hectares de maïs, mais je pense que la vérité se situe quelque part entre les chevaux de labour, que les plus écolos seraient prêts à revoir, et l’industrie débridée des OGM.

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  • Magazine féminin a dit :

    Oui je te rejoins sur le fait qu’on ne peut pas retourner aux chevaux et qu’il y a un juste milieu. Par contre je suis en province aussi et je n’ai pas ces tarifs que tu dis pour le poisson, je suis dans la bonne région en fait je pense pour ça. (Atlantique). Chacun fait comme il peut en effet, mais ça serait bien que le juste milieu puisse faire en sorte de garder nos abeilles en vie, sinon c’est notre propre mort qui nous attend

    Fanny – Salon Bio

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